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28 septembre 2010

Le riche filet de l'italianité

En 1964, dans le n°4 de la revue Communication, Roland Barthes se livrait, pour la première fois avec l’œil du sémiologue, à l’analyse d’une publicité grand public : celle des pâtes Panzani.

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Dans ce texte fondateur intitulé Rhétorique de l’image, Barthes précise la notion de connotation. L’« italianité » par exemple, peut être définie non pas comme l’essence de l’Italie ou de la civilisation italienne, mais comme l’ensemble des représentations associées à ces notions. La connotation d’italianité est ici apportée par les couleurs rouge, vert, la présence des tomates, des poivrons et la consonance italienne du mot Panzani…

En 2010, avec la saga « Madonna », le duo de créateurs Dolce&Gabbana nous livre une autre facette de l’italianité, celle du grand cinéma néoréaliste des années 40-50.

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On y voit défiler tribus de bruns aux yeux très foncés, vieilles dames dignes vêtues de noir, images pieuses et intérieurs modestes habités par des costumes impeccables, grandes tablées dominicales… Une certaine idée de la gastronomie italienne populaire… Et ce filet à provisions, presque le même que celui de la pub Panzani, avec les pâtes en moins et les… artichauts en plus. Car l’Italie culinaire c’est d’abord les antipasti que l’on sert, mot à mot, « avant les pâtes ».

 
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